Amanalco, MX, 2012

About movement / About red / About 222 mundos / About process

Résidence de création de deux mois à La Granja Danza y Video.

+ + + croquis en mouvement

In my work at La Granja, I used photography as a daily practice, a way to understand the movement of my eyes & body in relation to the land and a way to share it with others. I was also touched by trees that have being broken by a storm. That opens a reflection about the missing part in me versus the missing part of the tree. What is possible when we lose a member, a part of ourselves? A red thread that I found in the market in Amanalco guided me and I rebuilt parts of a tree that had fallen in the water. It felt like a meditation, a way to enter in deeper connection with the land and with the movement in me.

A figure 8 appeared from that work and guided the movement of my solo work.

A old broken branch came to me and I felt completed as I was rebuilding the missing part of that branch with the red thread.

My right arm, shoulder, side blocked and I had to work with a painful and blocked body.
My voice found its way back to the land – listening to a very old woman’s song.

There are few words to explain what makes us seek in the body further and further looking for a vital and mysterious truth. Sometimes it arises, as we have worked and worked and worked tirelessly in the mysteries of our bones and tissues, always further, in the infinitely small of our inside cosmos. Sometimes it’s so strange to understand why we choose every day this state of uncertainty, chaos and irrationality. Because sometimes a miracle occurs. And so we have no choice but to continue our quest, looking for this place in us where everything becomes clear and connected.

Il y a peu de mots habiles pour expliquer ce qui nous fait chercher dans le corps toujours plus loin une vérité mystérieuse et vitale.
Parfois elle surgit, alors que nous avons travaillé, et travaillé, et travaillé sans répit dans les allées souterraines de nos os et de nos tissus, toujours plus loin, dans l’infiniment petit de notre cosmos intérieur. Il est parfois tellement étrange de comprendre pourquoi nous choisissons jour après jour cet état d’incertitude, de chaos répété et d’irrationalité.

Parce que parfois, dans l’espace d’une fulgurance un miracle se produit. Et ainsi nous n’avons pas le choix que de continuer la quête de ce lieu de nous même où tout s’éclaire et tout se relie, union terrible et magnifique.

We are not always aware of the images we create. And I don’t think it is necessary. The essential is to continue to stay open and available for all that can take shape through us.

Nous ne sommes pas toujours conscient des images que nous créons. Et je ne pense pas que cela soit nécessaire. L’essentiel est de se tenir disponible à tout se qui peut prendre forme à travers nous.

Rituel d’amplification du monde

Je commencerai par être
un souffle
d’année-lumière
contre le vertige
de la tentation
du malheur
une anthologie
des bouleversements
un retour
de nuit blanche
qui coule
dans les veines
une tendresse
démesurée
je commencerai par être
au milieu de la poussière
un sourire
blessé
une fêlure
centrale
un tressaillement
une souveraineté
fluide
tendue
la part donnée
offerte
au vide
une salve
dans l’imprévisible
je commencerai par être
avec la peau des dents

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Zéno Bianu

222mundos (30 mn)

Capture d’écran 2013-03-20 à 12.56.10 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.02.05 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.02.42 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.04.08 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.05.05 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.05.14 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.05.39 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.06.07 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.08.58 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.09.13 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.10.08 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.10.25 Capture d’écran 2013-03-20 à 13.13.27

  • Résidence de création à la Granja Danza y Video, MX
  • Institution.s FONCA, CONACULTA, Instituto Nacional de Bellas Artes, Iberoamerica
  • Traces d'une recherche In Situ